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Dress for success

Photo de ALFRED WILTOS sur Unsplash |

Je préfère vous avertir tout de suite. Les lignes qui suivent sont écrites par quelqu’un de tout à fait non qualifié dans le domaine de la mode. Ce ne sont que les pérégrinations stylistiques d’une personne très “normale”. Aujourd’hui, je vous décris mon processus pour arriver à la meilleure version possible de ma garde-robe, et je vous explique pourquoi je pense que l’effort en vaut la peine.

Trouver son uniforme

Je suis passée par plusieurs phases dans ma recherche de la garde-robe parfaite. L’idée d’un placard plus minimaliste m’est venue en vacances, un été, quand je me suis rendue compte que si j’arrivais à survivre deux semaines avec quelques t-shirts et quelques jeans, pourquoi aurais-je besoin de bien plus chez moi?

C’était il y a environ sept ans. En creusant la question, j’ai été aspirée par le concept tout nouveau pour moi du minimalisme. J’ai découvert que j’étais loin d’être la première à avoir eu cette pensée et que d’autres avaient exploré le concept de long en large, dans tous les domaines: maison, vêtements, cosmétique, bref un mode de vie nouveau s’ouvrait à moi. 

Le problème: toutes ces personnes très inspirantes vivaient dans un climat assez stable, généralement ensoleillé, et le concept des “cinq t-shirts deux jeans et c’est tout” se transposait difficilement aux quatre saisons du nord de l’Allemagne. 

Autre contrainte, je mène plusieurs vies en une seule, et mon placard doit refléter toutes ces vies: travail au bureau, télétravail, sorties de maman, sorties copines, sport… 

J’ai donc fait quelques va-et-vient entre des périodes très minimalistes et d’autres beaucoup moins, avant de trouver un équilibre qui est bien résumé par ce dictons allemand: “so wenig wie möglich, so viel wie nötig” (le moins possible, mais autant que nécessaire). 

Je pense qu’arriver à son placard idéal passe par une phase de réflexion (parfois longue) et d’observation de ses activités mais aussi de ses préférences. Je me suis rendue compte que j’avais un “uniforme”. Une combinaison gagnante qui me fait me sentir à l’aise et bien habillée en toutes circonstances ou à peu près: un jean taille haute et un pull ou t-shirt glissé dedans. Version travail, version week-end, version sortie entre amis, il se décline hyper facilement et en toutes saisons. Identifier et s’approprier votre “uniforme” vous permettra d’identifier plus facilement ce qui vous manque et ce qui doit sortir de vos placards. Pour moi, ça a mis fin à l’ère des robes et jupes suspendues et jamais portées. Exit sans retour.

Faire le vide

Je suis ensuite passée à la phase deux: faire le vide. 

Mes critères étaient assez clairs: 

  • Couleurs unies
  • Matières naturelles uniquement
  • Taille impeccable et confortable (exit le jean à peine trop juste)

Tout vêtement ne correspondant pas à ces trois critères a pris la porte. J’ai gagné quelques badges et beaucoup d’euros sur Vinted, réinvestis plus tard dans des pièces qui, elles, cochaient toutes les cases. 

Quand je pensais avoir fait un maximum de tri, je triais encore. Jusqu’à ce qu’il ne me reste littéralement que trois pulls pour l’hiver. Mais trois pulls parfaits (en tout cas pour moi). Etonnamment, une fois que je suis arrivée à ce stade, j’ai perdu ce besoin constant de trouver de nouveaux vêtements. J’avais trois options, et trois options suffisent généralement à passer la semaine. Une fois qu’on a passé une semaine, on peut en passer d’autres, et non, aucun collègue n’a semblé remarquer que j’avais littéralement vidé mon placard.

Vendre, attendre et faire le point

On était en septembre et j’avais pour objectif de ne rien ajouter à ma garde-robe avant la fin de l’année, ce qui a marché sans trop de problème. Je me sentais assez soulagée de n’avoir le choix qu’entre quelques vêtements: je faisais une détox de prise de décision. Cette phase a duré quelques mois, ce qui était assez long pour désentraîner le muscle du shopping mais assez court pour avoir un objectif accessible. 

C’était aussi assez satisfaisant de voir mon placard se vider et mes ventes sur Vinted s’additionner jusqu’à arriver à une cagnotte assez confortable pour être réinvestie dans des pièces intemporelles et de qualité, qui correspondent à ce que je souhaite porter pour les années à venir. 

Préparer son budget/ enveloppe AVANT de racheter des vêtements 

Une technique que je teste en ce moment et qui s’avère pour l’instant assez efficace est de me constituer une cagnotte “shopping vêtements”. 

C’est un espace séparé dans mes comptes, comme beaucoup de banques commencent à le proposer. Un virement automatique l’alimente tous les mois, et lorsque je fais un achat, je re-transfère le montant depuis cet espace sur mon compte courant. J’ai passé la fin de l’année dernière à l’alimenter et je commence donc 2026 avec un petit capital.

J’ai déjà remarqué qu’il m’est beaucoup plus difficile de dépenser une fois que mon budget pour une catégorie est clairement visible plutôt que depuis mon compte courant.

Cette technique a donc un double usage: maîtriser mon budget shopping mensuel (il devient constant et automatisé), et mettre une petite résistance à l’achat. Je sais que je vais puiser dans mes réserves, je suis donc de plus en plus exigeante sur mes achats et de plus en plus capable de les retarder pour trouver mieux. Ce qui, pour boucler la boucle, me fait faire quelques économies et m’évite des achats impulsifs.

Un sujet pas si anodin

J’ai un peu hésité avant d’écrire cet article. D’abord, je ne me sens pas du tout qualifiée pour donner des conseils en style, ce que j’ai soigneusement évité de faire. Ensuite, le sujet est un peu frivole… à première vue. 

J’ai observé plus attentivement mon comportement et mon niveau de confiance en moi selon la façon dont j’étais habillée, et plus généralement selon l’image que je pense renvoyer. Ce n’est pas un scoop en psychologie, mais la perception que l’on a de soi influe énormément sur notre humeur, sur notre confiance en soi, sur nos décisions et donc sur notre vie. Je suis généralement de meilleure compagnie quand je sais que je suis à peu près présentable et à l’aise dans ce que je porte, j’y fais donc attention chaque jour, même lorsque je passe la journée à la maison à faire des gâteaux et à jouer sur le tapis avec ma fille.

Conclusion

Mes placards subiront probablement encore quelques pertes dans les prochains mois et au fil des saisons, mais je suis en bonne voie d’atteindre ma garde-robe idéale. J’espère que ces quelques lignes vous auront inspiré à faire le vide et prendre le temps avant de refaire le plein!

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