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Ce que je choisis de ne pas consommer cette année

Photo de JOOST CROP sur Unsplash |

L’expression “société de consommation” en dit long sur notre rôle dans cette société.

Consommateur, que nous le voulions ou non, du matin au soir, tous les jours de la semaine, nous “consommons”: ressources, informations, nourriture, contenu numérique, objets en tous genre. Je pense que beaucoup est laissé sur les épaules du “consommateur”, il doit faire des choix éclairés, se renseigner, enquêter, décider, s’épuiser.

On pourrait imaginer que des filtres soient mis en place avant que n’importe quoi soit à portée de carte bancaire. Que ce que nous trouvons dans nos rayons respecte un minimum de bon sens environnemental et social. Mais c’est là un débat pour un autre article.

Aujourd’hui, je vous parle de ce que je choisis de ne pas consommer pour rester alignée avec mes valeurs et mes objectifs financiers.

Fast fashion

C’était difficile de ne pas commencer par là, et je vais essayer de décrire comment je fonctionne pour mes vêtements et ceux de ma fille.

J’ai eu une très longue période (plusieurs années), où personne n’aurait pu me surprendre à flâner dans les rayons d’une chaîne de vêtements pas cher. Je me souviens même avoir hésité un jour à franchir la porte du H&M de mon quartier pour prendre un raccourci… j’étais dans une phase assez extrême, et reste persuadée que le mieux serait de pouvoir se passer complètement de ce genre de chaînes, d’éviter même que ce soit au consommateur de devoir constamment faire ses choix.

Pendant longtemps, 80% de ma garde-robe était constituée de vêtements de seconde main, et c’est encore le cas pour un grand nombre de pièces comme mes jeans, pulls ou manteaux.

Avec le temps, j’expérimente moins et commence à savoir précisément ce que je vais porter longtemps. Je privilégie la qualité sur la quantité et il m’arrive d’acheter certaines choses dans des chaînes qui proposent de bons basiques de qualité, lorsque je sais que je pourrai les porter plusieurs années. Plutôt que d’éviter à tout prix toutes les chaînes plus ou moins fast fashion, j’essaie d’agir sur la quantité que je consomme et de faire usage au maximum de ce que je porte.

J’applique la même logique aux vêtements de ma fille: j’achète à 90% en seconde main et revends ce que j’ai acheté ou reçu en cadeau neuf (et tout ce qui peut encore être porté). Je suis arrivée à un tel point d’optimisation que j’ai rarement à débourser de notre poche pour habiller ma fille, les reventes servent à racheter de nouveaux vêtements à sa taille.

Voiture

Nous n’avons pas de voiture, et à bien y réfléchir en faisant la revue de tous nos voisins, collègues et amis, je n’ai trouvé aucun couple avec enfant sans voiture dans notre entourage.

Bien sûr, il faut que cela soit possible à l’endroit où l’on habite.

C’est là que cela devient intéressant, parce que nous habitons dans une ville d’environ deux millions d’habitants, au cœur d’une métropole qui en compte cinq et à mon avis l’une des villes et régions les mieux dotées en transports en commun et pistes cyclables en Europe.

Pourtant, le besoin d’avoir une voiture semble toujours bien ancré. Malgré l’impact financier significatif, les factures imprévues qui approchent du montant de toutes nos vacances et week-ends sur l’année confondus, et le calvaire perpétuel pour trouver une place de stationnement.

Alors, comment est-ce qu’on survit avec un enfant sans voiture?

D’abord, nous avons choisi de vivre dans un endroit bien desservi par les transports, proche de notre travail, de tous les commerces et services dont on a besoin au quotidien, quitte à payer un loyer un peu plus cher qu’en étant dans un quartier moins central. Il suffit de faire un rapide calcul pour se rendre compte que les économies réalisées sur l’année compensent largement la différence de loyer chaque mois.

Nous louons une voiture quand nous en avons besoin, adaptée à notre besoin précis, pour les vacances par exemple, mais pouvons très bien nous en passer au quotidien.

Vols long-courrier

Il s’agit clairement d’un sujet qui ne touche pas tout le monde, mais je suis frappée par le nombre d’amis ou collègues qui partent à l’autre bout du monde au moins une fois par an.

Je travaille dans une entreprise très internationale aux salaires confortables et évolue donc dans une bulle assez privilégiée, mais j’inclue plus généralement dans ce paragraphe les voyages “lointains”. Il y a évidemment quelques destinations où j’aimerais me rendre dans les prochaines années, mais je n’ai pas besoin de partir loin pour cocher la case “vacances réussies”.

Nous passons une bonne partie de nos vacances à la maison, à explorer des destinations toutes proches mais inconnues, de nouvelles adresses, à échanger avec d’autres expatriés de notre entourage, ce qui m’apporte beaucoup culturellement, et parfois plus que de me rendre dans un pays en étant confrontée à la barrière de la langue ou sans arriver à sortir des sentiers battus.

Je pense que nous sommes très incités à “partir” en vacances, par nos amis, collègues, aussi par une certaine pression médiatique en été ou lors des congés scolaires. Nous ne sommes pas obligés d’en faire une obligation. Pour ma part, j’essaie d’avoir un quotidien le plus agréable possible pour ne pas avoir besoin de m’en échapper à la moindre occasion et suis consciente d’être par là assez privilégiée.

Gadgets électroniques

Je me suis récemment rendue compte à quel point les équipements de base étaient devenus inabordables pour beaucoup. Vivre sans smartphone, ordinateur, imprimante, télévision, internet et tous les abonnements qui vont avec semble impossible aujourd’hui. J’ai appris qu’un iPad (modèle récent) sera sur la liste de fournitures scolaires pour ma fille au primaire. Il s’agit évidemment d’un effort financier énorme pour beaucoup de familles.

Je ne me décrirais certainement pas comme “early adopter”. J’en suis à mon troisième smartphone en 15 ans et à mon deuxième ordinateur et ce sont les premiers équipements que j’achète neufs.

Sans être dogmatique, j’essaie d’évaluer l’impact qu’un objet ou une technologie aura vraiment sur mon quotidien, positif comme négatif, avant de franchir le pas. Je me souviens de mon année passée à Paris, en 2012, sans smartphone, avec toujours mon plan dépliable dans la poche (peu pratique en Vélib, j’avoue). Les économies réalisées en évitant les upgrades inutiles se chiffrent probablement en centaines voire milliers d’euros, et je ne suis pas sûre d’avoir raté grand-chose en route…

Conclusion

Voici un tour rapide des quelques domaines dans lesquels je choisis d’ajuster ma consommation pour être plus alignée avec mes objectifs financiers mais aussi de qualité de vie pour cette année.


J’aurai l’occasion de revenir plus en détails sur l’un ou l’autre de ces sujets, laissez-moi un commentaire si un sujet vous intéresse en particulier!

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